Septembre sur la Côte d’Azur : l’Hôtel Alain Llorca, entre mer et arrière-pays
Il y a une heure, chaque jour, où la Côte d’Azur bascule. Celle où le soleil décline sur la vallée, où l’air se charge du parfum du jasmin et des orangers, et où l’on regagne la terrasse de l’hôtel avec, dans les jambes, une journée entière de littoral et de villages perchés. En septembre, lorsque l’agitation estivale s’apaise peu à peu, ces fins de journée prennent une saveur particulière. C’est peut-être là, à bien y réfléchir, que se niche le vrai luxe : ne rien avoir à décider une fois la nuit tombée.
Un emplacement de premier choix
Niché sur le haut de La Colle-sur-Loup, à quelques pas des murs du beau village de Saint-Paul-de-Vence, l’Hôtel Alain Llorca occupe une position que peu d’adresses de la région peuvent revendiquer. La mer est à moins de dix minutes, les plages de Cagnes-sur-Mer, d’Antibes ou de Nice se rejoignent sans effort, et l’arrière-pays niçois, avec ses collines d’oliviers et ses villages de pierre, commence littéralement au pied de la terrasse. On peut, dans la même journée, tremper les pieds dans la Méditerranée le matin, flâner dans les ruelles pavées et les galeries d’art de Saint-Paul-de-Vence l’après-midi, et se retrouver au bord de la piscine avant même que le soleil ne soit couché.
C’est tout l’intérêt de poser ses valises ici plutôt qu’ailleurs : l’hôtel devient un camp de base, pas une simple étape. On part léger le matin, direction la plage ou les boutiques de Nice, on remonte dans l’après-midi vers les hauteurs pour la fraîcheur des ruelles ombragées, et on rentre sans hâte, sachant que la piscine et un dîner gastronomique nous attendent. Les suites climatisées, avec leur balcon donnant sur la vallée jusqu’à la mer, offrent ce répit dont on a justement besoin après une journée de soleil : et l’on évite ainsi ce petit calcul du soir, toujours un peu fastidieux en vacances, qui consiste à chercher une table quelque part.
Une table authentique et de saison
Car la table, ici, c’est celle du chef Alain Llorca, distinguée d’une étoile au Guide Michelin, et le mois de septembre offre encore toute la générosité des produits méditerranéens. La cuisine se fait légère, vive, tournée vers les cuissons courtes et les produits qui n’ont besoin de rien pour briller. Les tomates anciennes des maraîchers du département arrivent tôt le matin et se suffisent presque à elles-mêmes, relevées d’un filet d’huile d’olive locale. Les courgettes et les poivrons du potager provençal, les derniers melons gorgés de soleil, le poisson de petite pêche travaillé à peine : tout ici raconte une saison et une terre, celle des producteurs des Alpes-Maritimes que l’établissement connaît et sollicite depuis des années.
On retrouve dans cette cuisine estivale ce qui fait la signature du restaurant toute l’année : une Méditerranée sincère, sans esbroufe, où chaque assiette laisse deviner le geste juste plutôt que la démonstration. Le soir, sur la terrasse qui domine Saint-Paul-de-Vence jusqu’à la mer, on dîne avec cette sensation rare d’être exactement là où il fallait être : entre deux mondes, la côte et l’arrière-pays, sans jamais avoir à choisir.
Septembre à l’Hôtel Alain Llorca, c’est cela : profiter d’une Côte d’Azur qui retrouve peu à peu son calme, rayonner entre Méditerranée et villages de l’arrière-pays, et retrouver, chaque soir, une table qui vaut le déplacement à elle seule.
